RENCONTRE DU 3e TYPE — UNE SOIRÉE À LA TOUR DU VALAT

Dans la suite des « Duologos » qui associaient artistes et scientifiques…



Danseurs qui s’incorporent entre les déplacements immobiles des chevaux à l’écoute du vent



Une chorégraphe qui joue avec la ligne de moindre pente ressentie par une souris trottinant sur son propre corps


Et puis un échange entre arts et sciences, animé par Virginie Maris, Philosophe de l’environnement.
Virginie a l’art de poser des questionnements clairs qui devraient induire de belles empoignades. Thèse, antithèse, les ingrédients de base de toute dialectique, pour aller de l’abstrait au concret. Dans d’anciennes époques romantiques on se demandait si cette dialectique pouvait casser les briques. Il faut aussi ajouter ici le pouvoir critique des moustiques qui sont invités au débat. Ou bien considérer que nous étions chez eux, et alors nous aurions pu parler leur langage et nous envoyer des piques au lieu de nous asphyxier avec des sprays. Je suis toujours surpris par les velléités égalitaristes du monde des humains envers celui des animaux. Il n’y a que les humains pour assigner ainsi des êtres vivants avec les meilleures intentions. La carte n’est pas le territoire. On comprend bien que derrière cette position il y a l’espoir que, devenant plus respectueux du vivant, on pourrait le devenir aussi à l’égard de l’humanité. Ou alors, désespérant de pouvoir agir radicalement sur les hommes on se refait la cerise comme on peut…
« Homo homini lupus est« . Pendant bien des siècles les contes philosophiques ont fait bon ménage avec le bestiaire, c’était alors la grande famille anthropocentrique universelle, d’Ésope à Mickey. Maintenant, à l’heure des déconstructions, si le loup pratiquait la métaphore et devisait, quelle serait sa fable?
En tant que moustique, c’est ce que je me serais piqué de dire.


J’ai bien aimé l’intervention de Nathalie Pernette. Elle a parlé de sa cohabitation avec les petits rongeurs. La souris avait trotté menu dans sa langue étrangère le long de ses bras de chorégraphe. Telle une eau qui coule à l’envers. Sauvage, pas résignée, conciliante.





et les chevaux encore pour raconter des histoires à dormir debout avec un héron sur le cul

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